LA MISSION AU BURKINA FASO

Émilie, "cet Évangile grand ouvert" ne cesse de nous surprendre.

Depuis le passage de nos sœurs Marie Rose Dione et Marguerite Pascale Sadio, beaucoup d’événements ont jalonné la vie de notre mission à Pouytenga. Comme vous pouvez l’imaginer nous aussi, nous préparons activement la canonisation de Notre Bonne Mère Sainte Emilie avec la délégation du Burkina Faso. Elle est composée de Mgr Séraphin François Rouamba Archevêque de Koupéla qui se trouvera déjà à Rome et de sœur Sophie GUEYE. Nous aurons une célébration d’envoi avec cette dernière avant son voyage, nous unissant ainsi à tous les participants qui vont converger vers Rome pour l’ÉVÉNEMENT.


 Désormais, lorsqu’on évoquera l’Année de la Vie Consacrée, on fera mémoire de Sainte Émilie. Comment ne pas penser aux paroles de Jésus louant le geste de cette femme dans le récit de la passion entendu ce lundi de la semaine sainte : "Amen je vous le dis : partout où cet Évangile sera proclamé -dans le monde entier-, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire." (Mc 14, 9). Émilie, "cet Évangile grand ouvert" ne cesse de nous surprendre.

  L’autre joie que nous avons déjà partagée avec vous est la réussite de sœur Sophie à son examen du CAP. C’est le couronnement de beaucoup d’efforts et de sérieux dans son travail. Merci à tous ceux qui l’ont accompagnée, ses collègues et la direction de l’école primaire Notre Dame.


 Joie et peine se succèdent dans la vie. Douleur et espérance nous habitent avec le départ de notre sœur Colombe vers la maison du Père. Anne Béatrice a pu participer aux obsèques à Cotonou, apportant ainsi notre présence et notre soutien aux sœurs de la Province Amazone. Nous lui confions notre mission.

 


Vous êtes tous invités à cette première dans notre Lycée.


UNE KERMESSE


Pourquoi ? Pour avoir un peu d'argent pour


construire un abri pour nos vélos,


au sein du Lycée.



Les élèves du Lycée Notre Dame



C'était le vendredi 20 mars.


Les élèves du Lycée Notre Dame ont revisité la richesse de leur patrimoine socio-culturelle.


Dans leur spontanéité, ils ont présenté des prestations de qualité par des danses et des défilés.


Les gagnants sont partis avec des masques protecteurs reçus du convoi humanitaire ASF de nos amis de Redon.


MERCI ENCORE A TOUS.

Sur la photo : Sœur  Béatrice Faye avec Maurice Daniel, président de l'Association Sans Frontière.

La Mission de Pouytenga a reçu son quota et remercie tous les artisans de ce projet 2015. Bon retour à REDON.

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De Pouytenga nouvelle fondation

Chers sœurs, Frères et Amis,

C’est avec un cœur débordant de joie que nous nous tournons vers vous pour vous donner de nos nouvelles.

Comme vous le savez, nous avons quitté le Sénégal le 21 août 2011 pour la fondation à Pouytenga, au Burkina, dans le diocèse de Koupéla. Les constructions de la maison n’étant pas tout à fait prêtes, nous avons dû séjourner dans cette ville jusqu’au 8 octobre, date à laquelle nous avons rejoint notre lieu de mission.
Dans ce pays des ‘hommes intègres’, nous ne sommes vraiment pas dépaysées ; le couvert végétal est pareil à celui du Sénégal et le climat est le même pour le moment.
Pouytenga est une ville super dynamique. A l’entrée, nous avons une grande étendue d’eau qu’on ne saurait qualifier puisqu’elle tarit en saison sèche. La ville elle-même est cosmopolite puisque de nombreuses nationalités s’y rencontrent principalement pour le commerce. Bien que la population soit à majorité musulmane, l’église refuse du monde aux trois messes dominicales : (5h30, 7H15 et 9h).L’évêque, notre curé et ses vicaires ne cessent de nous présenter aux communautés chrétiennes toutes les fois que des occasions extraordinaires se présentent. Les fidèles expriment toujours leur joie par des applaudissements bien nourris.
L’année apostolique est bien entamée.et notre mission s’étend à une foule d’activités que nous vous partagerons sous peu. Sachez seulement que nous les menons avec joie, courage et détermination, ayant toujours à l’esprit la vaillante congrégation et la province que nous représentons et qui nous assure de leur soutien, leurs conseils, leurs prières, mais aussi les propos du gouvernement général qui nous exhortait en ces termes : « chères sœurs, gardez vive cette flamme allumée de l’audace, du zèle et de la foi de nos devancières qui partaient vers de nouveaux horizons ». (cf. Lettre du GG aux trois premières missionnaires au Burkina Faso). De nouveaux horizons oui ! Nous en sommes conscientes d’autant plus que le peuple Burkinabé qui nous accueille est bien différent du nôtre, de par la mentalité, le comportement, le régime alimentaire, et le passé douloureux… Mais en Jésus-Christ, il n’y a pas de différence ; tous les hommes sont égaux.
Ceci, nous l’avons très bien compris car pour nous, être sœurs bleues, c’est aussi découvrir au fond de la pauvreté des autres, le visage de Dieu méprisé et transfiguré, mais visage tout de même qui nous accueille, nous parle et nous interpelle. C’est pourquoi nous abordons les populations dans le plus grand respect de ce qui fait leur particularité, leur richesse, leur histoire. Nous voulons ainsi nous inscrire dans la même lancée que les quatre premières missionnaires bleues en Afrique ; ce qui nécessitera pour nous « beaucoup de confiance, de foi, d’attention, de soin, d’accueil du différent » (cf. lettre du GG). N’est-ce pas là tout un programme de vie et de responsabilité dans la mission ? Mais nous sommes sûres que Dieu saura se servir des vases d’argile que nous sommes pour rassasier de bien son peuple.
Chers frères et sœurs, il ne nous reste plus qu’à vous adresser un vibrant merci pour tout ce que vous êtes et avez fait pour notre communauté fondatrice. Puisse le Seigneur vous rendre en grâces et en bénédictions vos gestes de solidarité, de générosité et tout autre forme de délicatesse dont nous avons été l’objet.

 

Marie Rose, Marie Thérèse et Sophie

BP 20

Pouytenga