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Mission : de Haïti à Cuba - mai 2018

Mission  à  CUBA…  ‘’Nous avons vécu à Nuevitas une Nouvelle Pentecôte ! ’’

 

Du 25 au 8 mai le Charisme d’Émilie de Villeneuve a franchi le sol de Cuba pour la première fois, juste durant le 43ème Chapitre Général de la Congrégation. Comment agirait-elle Émilie aujourd’hui, en regardant ces personnes ? Une expérience différente, pleine de sens et d’apprentissages missionnaires, pour nous appeler à ‘’ aller là où la voix du pauvre nous appelle…’’ (Sainte Émilie de Villeneuve)

 

La Vierge de la Charité est la patronne de ce Pays et, la Charité révèle l’âme du Peuple Cubain, car pour eux, c’est ‘’La Charité qui nous unit’’.  Nuevitas est une Ville au bord de la mer, de 65 milles habitants.

 

Les Religieuses Cubaines, de retour dans leur pays, après leur formation au Canada, organisent du 28 au 2 mai, dans la Ville de Nuevitas-Camaguey, pour les personnes victimes du Cyclone Irma, une Caravane de Restauration et Paix.  55 personnes ont vécu ce processus de Restauration de ses Forces Vitales Humaines. (Desmarais, 1994). Elles font appel à une équipe Inter-Congrégationnelle.  Izabete Dal-Farra, brésilienne, envoyée par la Communauté d’Haïti, apporte sa contribution avec d’autres membres venant de Honduras, Pérou, Haïti, Italie et celles de Cuba, soutenue par Montréal (cf. ifhim.ca

 

Il est important de noter combien l’Église locale, la Vie Consacrée et la population s’engagent   dans la préparation.  Chacun apporte un peu de ce qu’on a pour que la rencontre puisse se concrétiser. Nous avons été témoin d’une profonde solidarité entre les personnes. Un grand groupe de collaborateurs s'est mis en action : nettoyer la salle, arranger les espaces, transporter des matelas pour accueillir les animateurs, chercher le nécessaire…  Une dame qui ne pouvait pas se déplacer, a apporté chez elle un sac de riz pour le nettoyer. L’autre, nettoie le haricot… une préparation mobilisée par tous et toutes avec l’objectif de récupérer leurs forces, face aux différentes situations difficiles qui les ont paralysés. En étant en action et dans un engagement décidé, ils cherchent des moyens pour le réaliser dans le temps. Quelle a été leur joie de voir leur objectif atteint !

 

Après une semaine d’un processus de transformation restauratrice, les personnes manifestant la joie d’avoir vécu une telle expérience  demandent une autre rencontre, car dissent–ils : ‘’Nous connaissons beaucoup de personnes ici qui ont besoin de retrouver leurs forces…’’  Il a été beau de voir comment la Congrégation des Sœurs du Cardinal Sanche s’engage avec nous. Elles font appel à l’Équipe pour venir plus tard en République Dominicaine, siège actuelle de la Congrégation fondé à Cuba.   Enfin, une chose est certaine, les personnes sont retournées chez elles  débordantes de joie par leurs découvertes. Le Curé a dit dans sa dernière Homélie : ‘’Nous avons vécu à Nuevitas une Pentecôte ! ’’

 

Par Izabete Dal-Farra, cic

 


Mission en Haiti


Haïti le 09 Octobre 2016

 

+ Dieu Seul

 

 Bien chères sœurs, chers frères et chers laïcs (laïques), amis d’Emilie

 

Une semaine après le passage du cyclone Mathew en Haïti, nous voulons nous incliner devant la mémoire de tant de victimes (plus de 800 selon la presse étrangère et 350 selon le gouvernement haïtien). Cet ouragan meurtrier a augmenté le lot de misères que connait déjà le peuple haïtien. Beaucoup de familles sinistrées, sans maison, sans bien. La mer a emporté personnes, maisons, bêtes et champs. Plusieurs départements du Sud du pays, qui a été plus touché, sont dépouillés et inondés. Réalité difficile à admettre. En 2007 le passage d’un cyclone en Haïti a été meurtrier. On se souvient encore du fameux tremblement de terre de 2010 qui a fait 300 000 morts. Aujourd’hui encore Haïti pleure amèrement. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Cyclone meurtrier en Haïti - octobre 2016

Dimanche 02 octobre

 

 

Nous nous réveillons comme d’habitude dans notre petite nouvelle maison. Cependant le ciel est un peu obscur. Le chaud soleil d’Haïti n’est pas au rendez-vous. Il y a aussi beaucoup de vent. Selon la météo, il est fort probable que l’ouragan Matthew traverse le pays. Cela ne nous inquiète pas pour autant et la vie continue chez nous. En communauté nous sommes beaucoup plus préoccupées par la célébration de la fête de Sainte Emilie.

 

Dans la soirée, le président provisoire Privert entouré de son gouvernement, s’adresse à la nation en des termes assez graves : « Mathew commence à entrer en Haïti et représente une menace pour le pays et particulièrement pour les populations du Sud ainsi que celles qui sont proches de la mer et dans des zones inondables. Par conséquent, il est urgent de quitter ces lieux et de rejoindre les abris provisoires ». Cet appel a été repris plusieurs fois par les autorités locales car il est difficile de convaincre ce peuple qui voit en Dieu la solution de tous ses problèmes (Bondye kone tout bagay. Li bon). Le Ministère de l’Education annonce la fermeture des écoles seulement pour le lundi.

 

 

 

Lundi 03 octobre : Fête de Sainte Emilie de Villeneuve

 

 

Nous nous réveillons encore sans soleil. Il fait frais. Il commence à pleuvoir. Le Père Rogerio, jésuite brésilien, vient célébrer la messe pour nous dans notre chapelle. Nous prions aux intentions de la Congrégation et du peuple haïtien.

 

Après le petit déjeuner nous  prenons le temps d’écouter les nouvelles. L’ouragan est bien arrivé et commence à faire des dégâts. Un appel à la prudence est encore lancé. De notre côté, avec la pluie et les vents, nous décidons de rester sagement à la maison et de ne pas aller au Centre Social. La peur commençait à se faire sentir à ce moment.

 

Dans la soirée, le président reprend la parole, avec beaucoup de tristesse, pour faire l’état des lieux et annoncer la fermeture des écoles pour toute la semaine.

 

La nuit du lundi au mardi a été terrible chez nous et nous imaginons que cela l’a été davantage au sud. Il y a eu beaucoup, beaucoup de vent, de vents violents, beaucoup de pluie et il faisait tellement froid (une première en Haïti depuis que nous sommes arrivées). Tout voltigeait. Sommeil perturbé. Nuit longue. La peur était au rendez-vous. Battements cardiaques accélérés. Notre maison est restée intacte.

 

 

 

Mardi 04 octobre

 

 

Pas de soleil. La pluie continue à tomber et ce jusqu’à la soirée. Plusieurs plantes de notre jardin sont à terre. Nous, nous sommes vivantes grâce à Dieu. Cependant les nouvelles ne sont pas bonnes. Le Sud du pays est totalement coupé. Pas de route ni de réseau téléphonique. Nous ne pouvons même pas communiquer avec nos amis religieux et religieuses. Les premières images sont terribles à voir. La ville la plus touchée, Jérémie (80% de la ville sont détruits par les eaux). Le Président s’adresse à la nation en ces termes : « C’est catastrophique ». Un appel à la solidarité est lancé.

 

Toute la journée nous restons confinées dans la maison sans mettre le nez dehors mais nous ressentons douloureusement ce drame qui touche tout le pays. Que faire ? Nous nous sentons faibles et démunies. Nous n’avons pour recours pour le moment que la prière.

 

 

 

Mercredi 05 octobre

 

 

Temps toujours triste. Nous prenons notre courage à deux mains et décidons de sortir. Les rues sont encore désertes et sales. Quelques quartiers de Port au prince sont aussi inondés. La pluie recommence. Nous sommes inquiètes. Les activités du centre sont aussi suspendues. Nous sommes sans nouvelle de nos amis du Sud. L’ouragan a quitté notre pays mais y a laissé un cortège funèbre et dépouillé des milliers de familles. Il faut maintenant porter assistance aux personnes qui ont survécu et qui sont restées isolées sans nourriture ni eau potable depuis lundi, avec une peur d’une recrudescence du choléra déjà présent dans le pays.

 

Les élections prévues initialement le dimanche 09 octobre sont renvoyées à une date ultérieure.

 

 

 

Chères sœurs et chers frères, ainsi avons-nous vécu le passage de ce cyclone en Haïti. Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir protégées et à Emilie de veiller sur nous. C’est seulement jeudi et samedi que nous avons pu entrer en contact avec nos amis. Ils sont tous en vie mais ont perdu beaucoup de biens et même des bâtiments. Il faut encore reconstruire.  

 

 

 

Nous vous exprimons notre gratitude pour vos prières, votre proximité et votre solidarité devant ce drame que vient de connaître notre Haïti Chérie. En effet, nous avons reçu beaucoup de messages, de coups de fil, de la part de toute la Congrégation et de nos partenaires dans la mission. Que Dieu vous bénisse.

 

Le bilan est lourd, les pertes sont énormes. Les images ne cessent de défiler devant le petit écran et c’est la réalité. Nous sommes loin des lieux de la catastrophe mais nous compatissons à la douleur de ce peuple. L’heure est à l’action non seulement urgente mais aussi durable. Le pays reçoit chaque jour de l’aide venant de l’étranger mais il est conscient que la première aide est la vraie solidarité nationale.

 

 

 

En tant que filles d’Emilie, nous ne pouvons pas rester indifférentes malgré notre nombre réduit. La devise du pays étant « l’union fait la force », nous allons pour le moment manifester notre solidarité aux populations du Sud  de concert avec la Conférence Haïtienne des Religieux. Dans les prochains jours,  avec l’amélioration de l’état des routes, nous verrons ce qui est possible de faire avec nos amis religieux qui sont dans le Sud et qui ont déjà commencé à soutenir les populations. Trois journées de deuil national ont été décrétées du 09 au 11 octobre.

 

Continuons à prier pour ce peuple meurtri et pour les vocations missionnaires au sein de notre Congrégation. Que Sainte Emilie intercède pour nous et en ce mois de Rosaire que La Vierge Immaculée nous donne la force et le courage de « risquer notre vie aux imprévus de Dieu », elle la première en chemin.  

 

Affectueusement, nous vous embrassons bien fort   

Vos sœurs Antonia, Eugénie, Angelica (laïque), unies à Izabete et à Rosa

 


" Secouristes pour la  paix" à CORAIL

A Corail, une région montagneuse, peuplée de plus de 200 mille habitants,  nous avons rassemblé 27  leadeurs pour les former durant trois jours. 24 sont restés fidèles jusqu’à la fin. Ils avaient déjà un désir de Paix, mais maintenant, ils ont des outils pour devenir des artisans de paix, en posant des actes concrets d’amour et de paix, avec un objectif et des moyens pour s’ouvrir à l’autre. (Soeur Izabete et les membres du Réseau)

en savoir +

HAITI - PORT AU PRINCE

 Quand je crie, réponds-moi, Dieu, ma justice ! Toi qui me libères dans la détresse, pitié pour moi, écoute ma prière - Beaucoup demandent : «Qui nous fera voir le bonheur ?» Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton Visage (Ps 4, 1.6).

 

Avec le psalmiste nous voulons encore une fois nous abandonner dans les bras de notre Dieu qui ne cesse de nous combler de sa présence vivifiante et de faire briller son visage sur nous.

 

Nous bénissons le nom de Dieu pour sa présence au milieu de nous partout où nous sommes comme mercredi lors de la marche de solidarité et de compassion.

 

La CHR vous remercie pour votre présence priante et significative et spécialement pour avoir fait de cet événement un geste d’Église, d’unité, de solidarité et de grande communion. Merci!

 

Oui, nous avons écrit dans la douleur une nouvelle page dans notre histoire en écrivant SILENCE-VIE avec nos larmes, nos cris mais aussi avec notre joie de continuer à être signes de la présence de Dieu là où il nous envoie.

 

Nous remercions tous ceux et toutes celles qui n’ont pas pu faire le déplacement pour être avec nous physiquement mais qui étaient en communion d’esprit avec nous et qui priaient pour nous. Merci, ces intentions de prière ont été fortement efficaces.

 

Nous voulons aussi remercier les responsables des institutions catholiques, les parents, les professeurs, les fidèles catholiques pour leur présence à nos côtés en ce 15 avril 2015. La marche silencieuse questionne de milliers de gens. Quel Silence ?

 

Biwo CHR la koube l byen ba devan kouray nou chak nan sitiyasyon sa a antan l ap di nou debou paske ak Jezi se nou ki pote laviktwa.

 

Se pou manman Pèpetyèl pote nou sekou antan l ap mande Pitit li a, Gran frè nou an, voye Lespri Sen an sou nou pou nou pa pè anonse reny lan tout kote nou ye.

 

Je vous laisse avec ces mots de son Éminence Cardinal Langlois Chibly à l’endroit de la CHR lors de la rencontre du Bureau de la CHR avec l’Assemblée des Évêques le 16 avril : « Tenons fermes, il ne faut pas baisser les bras ».

 
P PELTROP Gilbert, C.Ss.R
Sec Gnl de la CHR

12 JANVIER 2010 - 12 JANVIER 2015 : HAÏTI SE SOUVIENT.....

"Le 12 Janvier 2010, Haïti a perdu plus de trois cents mille fils et filles, mais le pays reste debout. Cinq ans plus tard la nation toute entière continue à honorer la mémoire des disparus. Ce lundi 12 janvier 2015 a été déclaré journée de commémoration et de réflexion à la mémoire des victimes du séisme, par arrêté présidentiel" (cf. Radio Métropole Haïti).

 

Notre Communauté d'Haïti est unie à tout ce peuple qui continue à pleurer ses morts mais qui garde sa foi et sa confiance en Dieu, Maître de la Vie.

 

Au cours de l'Eucharistie de ce jour, dans la chapelle des sœurs missionnaires du Christ Roi, le Père Marcos, jésuite, nous invitait à avoir deux attitudes devant ce drame:

  • le silence par respect pour la souffrance, la douleur de ce peuple, à l'image de Job
  • la réponse à l'appel de Dieu: "Consolez mon peuple...", par nos actions quotidiennes

Dieu est notre espérance, Il est notre secours. En Eglise, Famille de Dieu, prions:

 

Dieu est notre espérance, Il est notre secours. En Eglise, Famille de Dieu, nous prions:

"Dieu, notre Dieu, tu as scellé avec ton peuple une alliance, fais revivre en nous les merveilles de ton Amour.

Devant la violence des vents contraires, que le souffle de ton Esprit rassure les croyants.

Que la cité terrestre ne cherche pas à s'édifier sans toi, et ceux qui la construisent n'auront pas travaillé en vain.

Que la fidélité soutienne ceux qui luttent, que notre amitié pacifie ceux qui souffrent.

Que nos frères défunts entrent au nombre des bienheureux, qu'un jour ils nous accueillent dans ton Paradis" (Prière du Temps présent).

 

 

 


ARRIVÉE EN TERRE HAÏTIENNE